Topic-icon Tabagisme et faible taux de vitamine D, deux mauvais points pour l’évolution du mélanome

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il y a 4 mois 2 semaines #434 par admin

Novembre 2020 - L’organisation mondiale de la santé espère avoir réduit de 25 % en 2025, la fréquence des principales maladies (diabète, maladies cardiaques, cancers…) qui concourent à un décès précoce. Pour cela elle cherche à identifier les facteurs de risque qui favorisent l’apparition de ces affections ou en accélèrent l’évolution. Or il est constaté que beaucoup de ces facteurs de risque sont liés à la précarité (mauvaise alimentation, consommation d’alcool, tabagisme, activité physique insuffisante…)



  

Novembre 2020 - L’organisation mondiale de la santé espère avoir réduit de 25 % en 2025, la fréquence des principales maladies (diabète, maladies cardiaques, cancers…) qui concourent à un décès précoce. Pour cela elle cherche à identifier les facteurs de risque qui favorisent l’apparition de ces affections ou en accélèrent l’évolution. Or il est constaté que beaucoup de ces facteurs de risque sont liés à la précarité (mauvaise alimentation, consommation d’alcool, tabagisme, activité physique insuffisante…)

En est-il de même pour le mélanome malin ? Le dénuement joue-t-il un rôle dans son pronostic ? La question mérite d’être posée. Car si le mélanome est plus fréquent parmi les personnes avec un niveau socio-économique élevé, c’est dans les populations précaires qu’on diagnostique le plus de tumeurs évoluées.

Pour tenter de répondre à ces interrogations, une équipe d’épidémiologistes au Royaume-Uni, a examiné les caractéristiques d’une population d’un peu plus de 2 000 personnes ayant eu un mélanome malin en tentant d’établir un lien entre le degré de dénuement et la gravité du mélanome (établie sur l’épaisseur de la tumeur mesurée au microscope, c’est-à-dire l’indice de Breslow).

Ils n’ont pas vraiment retrouvé de relation entre certains signes de précarité (chômage, pas de voiture ni d’appartement, surpeuplement du domicile) et la gravité de la tumeur. Mais en revanche ils se sont aperçu que les fumeurs et les personnes en surpoids avaient des mélanomes plus épais. Il en était de même pour les patients qui avaient un taux de vitamine D faible dans le sang.

Conséquence logique, les patients qui fumaient ou n’avaient pas un taux suffisant de vitamine D ont plus souvent succombé à leur mélanome (ce qui n’a pas été le cas pour les patients en surpoids.)

En revanche le stress lié au manque d’argent par exemple, les problèmes de dépression, les accidents de la vie (etc) ne sont pas apparus avoir d’influence sur l’évolution du mélanome.    

Les conclusions de cette étude sont quelque peu inattendues. Mais au moins suggèrent-elles d’adopter deux mesures pratiques : éviter de fumer et prendre de la vitamine D !

 

Dr Marie-Line Barbet

Hardie CM : Environmental exposures such as smoking and low vitamin D are predictive of poor outcome in cutaneous melanoma rather than other deprivation measures.  J Invest Dermatol

. 2020 Feb;140(2):327-337.e2.  doi: 10.1016/j.jid.2019.05.033

 


 

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