Topic-icon Mélanome malin évolué : il ne faut pas oublier la chirurgie !

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il y a 4 ans 6 mois #178 par admin

Novembre 2015 - Le traitement du mélanome à un stade avancé, c'est-à-dire compliqué de métastases, a beaucoup progressé ces dernières années avec la mise au point de nouvelles molécules d’immunothérapie et de thérapie ciblées qui ont nettement amélioré le pronostic de ces cancers de la peau redoutables.


Novembre 2015 - Le traitement du mélanome à un stade avancé, c'est-à-dire compliqué de métastases, a beaucoup progressé ces dernières années avec la mise au point de nouvelles molécules d’immunothérapie et de thérapie ciblées qui ont nettement amélioré le pronostic de ces cancers de la peau redoutables.

Une étude présentée lors d’un récent congrès (Annual meeting of the American College of Surgeons, Chicago, 4 au 8 octobre 2015)  montre que la chirurgie a également un rôle à jouer dans la prise en charge de ces patients atteints de mélanome métastasé.

Gary Deutsch et ses collègues ont repris les dossiers de 1 623 patients vus en 45 ans au John Wayne Cancer Institute pour un mélanome avec des métastases au niveau de l’abdomen : au niveau du foie pour 697, de l’intestin et de l’estomac pour 336, des glandes surrénales pour 138, de la rate pour 109, du pancréas pour 30 et disséminées dans l’abdomen pour 305. Une résection chirurgicale de ces métastases n’a été faite que pour 392 d’entre eux, combinée ou non avec un traitement médical.

En comparant les patients opérés à ceux qui ne l’avaient pas été, il a pu être constaté que la survie des premiers était 2,5 fois plus longue que celle des seconds : soit 18 mois contre 7 mois. Et c’était en cas de métastases gastro-intestinales dont l’exérèse avait été complète que la survie était la plus importante pouvant atteindre alors plus de 2 ans. Même pour les patients chez lesquels l’intervention chirurgicale avait été palliative, c'est-à-dire destinée à soulager les symptômes, la durée de survie était un peu prolongée.  Soixante-douze malades avaient été opérés avant 2003, c'est-à-dire avant l’utilisation des nouveaux traitements du mélanome et 320 après. Curieusement il n’apparaît pas que le « gain de survie » obtenu grâce à la chirurgie diffère entre ces deux époques.

Cependant, le fait de disposer de traitements susceptibles d’améliorer le pronostic de la maladie permet de proposer une intervention chirurgicale à davantage de patients. Autrefois en effet, la présence de métastases abdominales était jugée, à quelques exceptions près, comme synonyme de stade terminal incurable. Aujourd’hui, les progrès dans les techniques d’imagerie font que les métastases sont diagnostiquées plus rapidement et l’espoir d’une rémission sous traitement médical peut encourager à une intervention pour enlever ces métastases.

Ainsi, pour Gary Deutsch, chez certains patients dont les métastases gastro-intestinales ont été complètement enlevées chirurgicalement, avec une rémission sous immunothérapie et par ailleurs en bon état général pourrait-on prétendre à une guérison…



Dr Marie-Line Barbet

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