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Actualité scientifique

L’informatique cognitive pour dépister le mélanome, élémentaire mon cher Watson ?

Février 2015 - Diagnostiquer le mélanome à un stade précoce rend possible la guérison dans la presque totalité des cas grâce à une simple intervention chirurgicale limitée. Cependant, reconnaître la tumeur à son tout début n’est pas aisé y compris pour les spécialistes et malgré certaines aides techniques (dermoscopie, vidéomicroscopie, microscopie confocale) ayant toutes pour but de pouvoir examiner la lésion à fort grossissement.

Diagnostiquer le mélanome à un stade précoce rend possible la guérison dans la presque totalité des cas grâce à une simple intervention chirurgicale limitée. Cependant, reconnaître la tumeur à son tout début n’est pas aisé y compris pour les spécialistes et malgré certaines aides techniques (dermoscopie, vidéomicroscopie, microscopie confocale) ayant toutes pour but de pouvoir examiner la lésion à fort grossissement.

Un espoir de progrès dans ce domaine réside peut-être dans « l’informatique cognitive ». Cette appellation regroupe schématiquement des systèmes informatiques capables de traiter de grandes quantités de données et d’en extraire des connaissances puis de les exploiter, mimant en cela les capacités cognitives du cerveau humain. L’exemple en est le système développé par IBM sous le nom de Watson, lequel a déjà trouvé des applications dans le domaine de la santé : expérimenté au Memorial Sloan-Kettering Cancer Center, il joue le rôle d’assistant auprès des oncologues pour déterminer le bon traitement pour chaque patient donné.


En collaboration avec les équipes de ce même centre, les chercheurs d’IBM ont pu établir que l’informatique cognitive pouvait également aider au diagnostic précoce de mélanome malin. Grâce à l’analyse de 3 000 images, il leur est déjà possible de repérer un mélanome avec une précision de 95 % (contre 77 à 84 % avec les méthodes actuelles). Or les algorithmes d'apprentissage améliorent en permanence la capacité du système à identifier la maladie ce qui veut dire qu’il pourrait permettre de reconnaître des tumeurs difficiles à diagnostiquer par le médecin, et en particulier les tumeurs au stade précoce.

Mieux encore, des « zones » suspectes pourraient être décelées avant même qu’elles ne soient visibles par l’œil humain. D’autres approches sont également envisageables pour le dépistage : repérer au niveau de la peau des écarts par rapport à la croissance normale ou encore des « motifs » de couleur ou de texture différents…


Alors, détecter un mélanome « avant le mélanome » grâce à un ordinateur (très intelligent), est-ce pour demain ? Nous verrons bien.


Dr Marie-Line Barbet

Eylan J : Dépister plus vite les mélanomes avec l'informatique cognitive. Le monde informatique, 18 décembre 2014

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