Informations sur le mélanome

Juillet 2017 - Le mélanome est très rare chez les enfants (1 à 3 % des cancers observés avant 21 ans). Il semble qu’après une augmentation du nombre des cas à la fin des années quatre-vingt-dix, la fréquence du mélanome a diminué chez l’enfant dans les dix dernières années.

Mai 2017 - Il n’est pas inutile de rappeler que sans doute plus de 90 % des mélanomes sont dus à l’exposition aux ultra-violets (UV). Or les radiations UV émises dans les cabines de bronzage seraient trois fois plus intenses que celles émises par le soleil. Le bronzage "artificiel" est donc particulièrement dangereux.

Juin 2017 - Il y a une dizaine d’années, les possibilités étaient très limitées pour traiter les mélanomes au stade de métastases (localisations cancéreuses à distance). Mais au cours de cette dernière décennie, des progrès considérables ont été faits dans la compréhension du comportement des cellules cancéreuses et du système immunitaire.

Avril 2017 - Parmi les facteurs de risque de développer un mélanome, une exposition excessive aux UV est probablement l’un des plus importants. Chez les personnes qui ont déjà eu un mélanome, le risque d’en avoir un autre est environ neuf fois plus élevé que dans la population générale et cette situation persiste pendant les vingt années qui suivent le premier diagnostic. Il est donc particulièrement indiqué de se protéger des UV après un premier mélanome afin de réduire le plus possible le risque d’en avoir un second. Mais les patients concernés sont-ils dans les faits suffisamment prudents ?

Mars 2017 - Les modalités du suivi des malades après un mélanome malin à un stade débutant (sans métastases aux ganglions ni aux organes) dont le traitement repose essentiellement sur une intervention chirurgicale, sont guidées par des recommandations : en général une consultation tous les 6 mois pour une tumeur de moins de 1 mm d’épaisseur et pour les tumeurs de plus de 1 mm une consultation tous les 3 à 6 mois pendant 2 ans puis tous les 6 mois. Toutefois ces directives restent vagues quant au praticien qui doit assurer cette surveillance (chirurgien, cancérologue ou dermatologiste) et sur la place qui doit être donnée aux examens de radiologie. De sorte que les patients ne sont pas tous suivis de la même façon selon les pays et d’un hôpital à l’autre.

Février 2017 - Il existe peu de variétés de grains de beauté (ou nævus) : ils peuvent être plats ou en relief, plus ou moins réguliers et de teinte (pigmentation) plus ou moins foncée. En général chez une même personne les nævus ont souvent pratiquement tous le même aspect. Or il y a une vingtaine d’années, des dermatologistes français avaient noté qu’un nævus différent de tous les autres chez un même individu devait faire craindre qu’il s’agisse en fait d’un mélanome. Ils avaient baptisé cette situation de « signe du vilain petit canard ».  Depuis les dermatologues se réfèrent à ce signe quand ils examinent un patient pour le dépistage du mélanome.

Janvier 2017 - Le diagnostic du mélanome repose actuellement sur l’examen clinique au mieux avec un dermatoscope (sorte de loupe puissante avec une source lumineuse). Lorsqu’une lésion, qui a habituellement l’aspect d’un grain de beauté ou naevus, semble suspecte, elle est enlevée chirurgicalement généralement en totalité ou partiellement (biopsie) pour être analysée. Mais mêmes les spécialistes les plus expérimentés peuvent faire l’erreur de considérer qu’un naevus est bénin alors qu’il s’agit d’un mélanome et décider de ne pas le retirer avec toutes les conséquences que cela suppose. Disposer d’un autre moyen pour faire le diagnostic de mélanome serait donc tout à fait bienvenu.

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